Les soutiens de Mélenchon et les sympathisants de LFI privilégient le choix d’un vote blanc au second tour de l’élection présidentielle

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Abstention, vote blanc, vote pour Emmanuel Macron ? Les résultats de la consultation des quelque 310 000 soutiens de Jean-Luc Mélenchon en vue du second tour de l’élection présidentielle ont été publiés, dimanche 17 avril, sur le site de campagne de l’ancien candidat de La France insoumise. Parmi les 215 292 participants, le choix d’un vote blanc ou nul obtient 37,65 %, suivi du vote pour Emmanuel Macron (33,40 %) puis de l’abstention (28,96 %).

« Le résultat de cette consultation n’est pas une consigne donnée à qui que ce soit », précise un texte publié avec les résultats. Lancée trois jours après le premier tour par le candidat, qui a terminé à la troisième place (21,95 %) et avait appelé à ne pas « donner une seule voix à Le Pen », la consultation sur la plate-forme militante de Jean-Luc Mélenchon, Action populaire, ne comprenait logiquement pas la possibilité d’un soutien à la candidate du Rassemblement national.

Le député des Bouches-du-Rhône avait déjà consulté ses soutiens en 2017, quand il avait terminé quatrième avec 19,58 % des voix, avec la même exception : « Pas une voix à l’extrême droite. » La consultation avait abouti à des résultats semblables : une majorité – un peu plus courte que cette année – pour le vote blanc ou nul (36 %), juste devant le vote pour Emmanuel Macron (près de 35 %), un peu moins d’un tiers restant s’exprimant pour l’abstention.

« Pas une voix ne devrait se porter sur la candidate d’extrême droite »
Dans un texte présentant la consultation, l’ancien candidat de La France insoumise avait écrit : « [Le second tour] se dénouera au mépris de nos répulsions les plus fondamentales. Une présidence sans autorité morale en sortira. » Mais, ajoute-t-il, les deux finalistes « ne sont pas équivalents. Marine Le Pen ajoute au projet de maltraitance sociale qu’elle partage avec Emmanuel Macron un ferment dangereux d’exclusion ethnique et religieuse ».

« C’est pourquoi j’ai dit et je répète que pas une voix ne devrait se porter sur la candidate d’extrême droite », écrit Jean-Luc Mélenchon. « Cela me paraît être un avis public suffisant. (…) Aller au-delà serait abuser de la confiance que vous m’avez accordée », estime-t-il.

M. Mélenchon y précisait également : « Quel qu’en soit le résultat, il ne devra pas être interprété comme une consigne donnée à qui que ce soit, ni entre nous ni pour ceux qui nous écoutent et nous font confiance. Il indiquera quelles sont nos appréciations dans leur diversité. » / Le Monde avec AFP